Interview de Mgr Gaoua lors de son ordination episcopale

– La devise : Ad Misericordiae Servitium qui se traduit » En vue du Service de La Miséricorde » ou » Au Service de La Miséricorde » . C’est tout un programme de vie pour tout baptisé et plus particulièrement pour nous à qui Dieu confie une portion de son peuple acquis par son Fils Jésus.

Les armoiries

– La Colombe symbolise l’Esprit Saint ; sans lequel nul ne peut dire  » Abba , Père ». C’est cet Esprit qui guide l’Eglise( fidèles et pasteurs ) . Ouvrons nos vies à ses lumières.

– L’Etoile (dans un fond bleu et paisible) symbolise la Ste Vierge Marie . A Jésus par Marie . Son OUI et sa totale disponibilité à Dieu font d’Elle Co-Rédemptrice . Confions nous à son intercession toute puissante et permanente.

– Les Raisins et Le Blé symbolisent tous deux ensemble L’ Eucharistie . Jésus , le Pain de Vie ,nous nourrit de son Corps et de son Sang ; et se donnant ainsi à nous, nous éduque au don de soi à Dieu son Père et nous engage à travailler au salut de nos frères les hommes sans distinction de race de religion. L’Eucharistie nous aide à nous mettre tout entièrement  » Au Service de La Miséricorde »

Interview

Mgr Célestin Marie GAOUA nommé évêque de Sokodé. Merci d’avoir bien voulu nous recevoir pour la réalisation de cette interview. – A la suite de votre nomination épiscopale le 03 Janvier en la fête de l’Epiphanie du Seigneur, nos cœurs ont été épris de joie. Veuillez bien vouloir Excellence nous présenter à l’adresse de nos lecteurs.

Mgr C.M. GAOUA : Je suis prêtre du diocèse d’Atakpamé. J’ai 58 ans et bientôt 30 ans de sacerdoce le 27 décembre. Né à Wahala dans le diocèse de Kpalimé près de Notsè, j’y ai fait mes études primaires. J’ai fait le Petit Séminaire d’Atakpamé, le collège Saint Albert d’Atakpamé, le collège Chaminade de Kara puis le collège Saint Joseph de Lomé. Ensuite, je suis rentré au Grand Séminaire de Ouidah et ordonné prêtre le 27 décembre 1986.

– Voulez-vous bien partager avec nous les sentiments qui ont été les vôtres à l’annonce de cette nouvelle ?

– Mgr C.M. GAOUA : En ces circonstances, c’est difficile de trouver des mots pour traduire ce que l’on ressent. C’est plus fort que l’Homme. Enfin, ça a été plus fort que moi. D’abord, une surprise, un étonnement que Dieu aie mis la main sur ma modeste personne pour une si grande tâche dans l’Eglise. Mais quand l’émotion est tombé, je me suis rendu compte que ce ne sont pas mes affaires mais je compte sur la grâce de Dieu. C’est elle qui sans doute devance tout. Elle qui m’a préparé pour qu’un jour l’Eglise me confie cette tâche-là. Je remercie le Seigneur.

– du retour de vos études, vous avez voulu être Fidei DONUM dans le diocèse de Sokodé. Dites-nous quels ont été les motivations d’un tel choix ? Pourquoi précisément le diocèse de Sokodé ?

– Mgr C.M. GAOUA : Fidei Donum, don de la foi, c’est le nom d’une encyclique écrite par le pape Paul VI qui demandait aux africains d’être leur propre missionnaires. C’est-à-dire que les diocèses partagent entre eux des ministres de l’évangélisation, qu’elles n’attendent pas qu’il y ait des missionnaires qui viennent de loin. Déjà aux études, je savais que le diocèse de Sokodé est un diocèse qui avait besoin d’être aidé. Alors quand j’en suis revenu, j’ai demandé à Mgr KOUTO Julien de vénéré mémoire d’aller en mission à Sokodé. Sokodé parce que j’y ai résidé quand je fréquentais le collège Chaminade. J’ai des amis dans le diocèse. En plus, le diocèse de Sokodé d’antan comprenait aussi Siou le village où sont originaires mes parents, mes grands-parents. Je me sentais aussi proche de ma famille naturelle. Ce sont là les raisons qui m’ont motivé. Les deux évêques d’alors, celui d’Atakpamé et celui de Sokodé ont accepté et j’ai été envoyé en mission.

 – Comment relisez-vous aujourd’hui votre histoire : hier Fidei DONUM à Sokodé, aujourd’hui nouvel évêque de ce diocèse ?

 – Mgr C.M. GAOUA : Dans l’histoire, il y a l’événementiel et le providentiel. Il y a ce que nous écrivons comme homme et ce que Dieu écrit et que nous ne pouvons pas toujours lire et comprendre. Je sais qu’un jour, j’ai demandé d’être Fidei Donum à Sokodé ; les évêques m’ont aidé à réaliser mon souhait. Je ne sais pas ce que j’écrivais. Aujourd’hui, l’Eglise me confie la charge d’être le quatrième évêque de ce diocèse. On ne peut pas toujours lire ce que Dieu fait. Il éclate la grâce une fois en passant pour que nous puissions nous rendre compte que c’est lui qui guide notre vie.

– Nous le savons Excellence tout Evêque se choisit une armoirie et une devise. Veuillez bien nous présenter les vôtres ?

Mgr C.M. GAOUA : En cet instant que je vous parle, je n’ai pas encore choisi la formule de ma devise. La devise, c’est une chose à laquelle il faut réfléchir pour toute la vie. Je ne l’ai pas encore choisi mais j’y pense sérieusement. L’armoirie non plus. Elle ; ce sont des artistes qui aident l’évêque nommé à mettre ensemble des symboles dans l’armoirie donc j’y pense mais je puis vous dire qu’en cette année du jubilé de la miséricorde, je suis tenté de demeurer dans cette logique de l’année jubilaire de la miséricorde et donc de trouver une devise pour résumer ce que je pense vivre parmi le peuple de Dieu qui est à Sokodé

 – quels sont vos projets pour l’Eglise famille de Dieu qui est à Sokodé et quels sont selon vous les défis à relever ?

– Mgr C.M. GAOUA : Les défis, je commence par-là, les défis de l’Eglise universelle. Ces défis sont nombreux, complexes. N’oublions pas que le diocèse de Sokodé est un diocèse dont la population est majoritairement de confession musulmane. Il y a un pourcentage assez réduit de chrétiens catholique pratiquant donc c’est encore une terre d’évangélisation. Non seulement Sokodé mais tout le pays, toute l’Eglise du Togo. Est-ce qu’il ne faut pas l’élargir à toute l’Afrique ? Donc un des défis sera que la Bonne Nouvelle soit toujours annoncée par les moyens d’aujourd’hui. Le second défi c’est l’éducation. La tâche de l’Eglise c’est d’enseigner, éduquer l’Homme et tout homme. Alors je porte ce souci que le Seigneur nous donne les moyens humains et matériels pour élargir des lieux d’éducation de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud du diocèse. Le troisième défi c’est la formation des ministres de l’Evangélisation, des prêtres, des religieux et religieuses, des catéchistes… La formation des formateurs est importante aujourd’hui. Je pencherai aussi sur les autres défis que le Seigneur nous fera découvrir. Le projet de Dieu c’est que son salut apporté par son Fils Jésus Christ soit connu et reçu de par le monde entier, par tous les hommes. C’est Dieu qui a son projet. Essayons de le découvrir. Je prie que les chrétiens m’aident à découvrir le projet de Dieu pour son peuple qui est à Sokodé.

– Veuillez Excellence nous parlez des évêques consécrateurs de votre ordinations et pourquoi ceux-là précisément ?

– Mgr C.M. GAOUA : L’évêque consécrateur principal sera le nonce apostolique du Togo résidant au Bénin, Mgr Brian … Je suis le premier évêque nommé par ses services. Il lui est donc demandé d’être le consécrateur principal. Il a accepté de plain cœur et je le remercie. Le second sera Mgr Ambroise DJOLIBA, l’évêque qui part à la retraite et dont j’occupe le siège. Il a bien accepté de plain cœur. Pour le troisième évêque …….

 – Auriez-vous quelques mots à l’endroit de vos fils que nous sommes et à l’endroit de tous ceux et celles qui liront ce bulletin ?

Mgr C.M. GAOUA : Pour vous séminaristes vous êtes en temps de formation. C’est le temps le plus beau dans votre vie. C’est le temps de l’idéal et il n’est pas mauvais d’avoir de grands idéaux, profonds et clairs qui soient conformes avec l’enseignement de l’Eglise. Je vous propose d’être attentifs aux enseignements de vos formateurs, vous n’y perdez jamais. Quant à ceux qui vont nous lire, qu’ils sachent que le Grand Séminaire Interdiocésain de philosophie abrite les séminaristes de tout le Togo : de Lomé à Dapaong. Il se situe à 11Km de la ville de Kara. Qu’ils n’hésitent pas à visiter ce Grand Séminaire, à prier pour les grands séminaristes, les formateurs et surtout qu’ils fassent efforts pour venir en aide à cette institution qui n’est qu’à ses débuts et comme toutes les institutions de l’Eglise qui sont à leur début, il y a toujours des choses à faire. Il y a des choses à installer pour que la formation soit vraiment complète pour vos enfants, vos amis, vos frères qui sont ici au Grand Séminaire Interdiocésain de philosophie de Tchitchao. Je vous remercie.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *